Questions-Réponses

Le site de Courseulles-sur-Mer présente de nombreux atouts pour l’implantation d’un parc éolien en mer:

  • il s’agit d’un milieu physique adapté à l’éolien en mer : un vent fort et régulier et une faible profondeur.
  • une absence de contraintes majeures en termes de servitude et de sécurité maritime, vérifiée lors des diagnostics préliminaires menés en 2007,
  • une compatibilité potentielle avec les enjeux environnementaux, les activités humaines et les usages de la mer, évaluée par la réalisation d’études environnementales sur plusieurs années.

Une éolienne est un dispositif mécanique destiné à convertir l’énergie du vent en électricité.

Une éolienne produit de l’électricité lorsque la vitesse de vent se situe entre 10 km/h (force suffisante pour entraîner la rotation des pales) et 90 km/h. Actionnées par le vent, les pales fixées sur le rotor entraînent une génératrice électrique installée dans la nacelle. Le courant ainsi produit est ensuite transporté par câble souterrain jusqu’au poste de livraison. Il y est élevé à une tension supérieure afin d’être injecté sur le réseau national.

Un parc éolien en mer est un ensemble d’éoliennes implantées au large des côtes et produisant de l’électricité.

Il fonctionne de la même manière qu’un parc terrestre. Son implantation en mer lui permet d’utiliser le vent marin, plus fort et régulier.

Un parc éolien en mer est généralement constitué de plusieurs dizaines d’éoliennes.

L’exploitation du parc est prévue pour environ 25 ans.

Le plan de démantèlement envisagé, conformément au cahier des charges de l’appel d’offres, se base sur une remise en état du site à un état comparable à l’état initial.

Le montant des investissements nécessaires au plan de démantèlement a déjà été provisionné par le maître d’ouvrage, conformément à ses obligations.

Le calendrier a été défini avec l’objectif d’une mise en service progressive du parc éolien en mer du Calvados à horizon 2021.


2007 : Début des études techniques et environnementales

2011 : Appel d’offres de l’Etat

2013 : Débat public

2014 : Dépôt des demandes d’autorisations

2015 : Enquête publique

2016 et 2017 : Obtention des autorisations

Horizon 2021 : Mise en service progressive

Une équipe chargée des relations portuaires, industrielles et territoriales a été mise en place et travaille en lien étroit avec les entreprises locales pour les accompagner vers le marché de l’éolien en mer.

Cette équipe mène des actions d’information (journées d’information, rendez-vous d’affaires,…) à destination des entreprises et des acteurs socio-économiques sur les besoins industriels du projet et les opportunités de création d’activités associées.

Le montant total de l’investissement pour le projet éolien en mer de Courseulles-sur-Mer est de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.

Ce coût intègre la fourniture et l’installation des éoliennes, des fondations, de la station électrique, des câbles inter-éoliennes et du raccordement à terre. Il intègre également le coût des études et du démantèlement à l’issue de la phase d’exploitation du projet.

Pour lutter contre le changement climatique, la France s’est fixé l’objectif d’atteindre 32% d’énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie à horizon 2030.

Le parc éolien en mer au large de Courseulles-sur-Mer s’inscrit d’une part dans cet objectif de développement des énergies renouvelables et d’autre part dans l’objectif de constituer une nouvelle filière industrielle d’excellence française, créatrice d’emplois.

Le parc éolien en mer du Calvados comptera 75 éoliennes pour une puissance totale de 450 MW. Compte tenu du potentiel éolien important de la zone, le projet permettra de fournir l’équivalent de la consommation électrique domestique annuelle de près de 630 000 personnes, soit plus de 90% des habitants du Calvados.

Depuis 2008, de nombreuses études ont été réalisées sur la zone du projet en partenariat avec des associations environnementales locales et des bureaux d’études reconnus en France.

Ce travail effectué à l’aide de mesures en mer, analyses en laboratoire et modélisations numériques, a permis une prise en compte des principaux enjeux du territoire :

  • Les fonds marins et l’hydrodynamisme qui conditionnent l’évolution du trait de côte, la qualité des eaux et des sédiments.
  • Les espèces halieutiques.
  • L’avifaune.
  • Les espèces benthiques et les mammifères marins.
  • Le paysage.