EDITO

Nous sommes heureux de vous faire parvenir un nouveau numéro de notre lettre d’information. Nous avons souhaité revenir sur plusieurs éléments marquants de ces derniers mois.

Sur le plan de l’emploi et de l’industrie, le 23 mars dernier s’est déroulée à Cherbourg la pose de la première pierre de l’usine de fabrication de pales d'éoliennes LM Wind Power / General Electric. Il s’agit sans nul doute d’un événement majeur pour la Normandie. Les retombées économiques induites par ce nouveau site industriel sont très importantes. L’usine permettra la création de 550 emplois. Son entrée en service en 2018 marquera la concrétisation des engagements industriels portés par la filière des Energies Marines Renouvelables en Normandie.

Sur le plan du développement du projet et de l’environnement, une thèse sur les réseaux trophiques en baie de Seine, co-financée par le projet éolien et la région Normandie, et réalisée par l’Université de Caen Normandie, a fait l’objet d’une publication dans la revue scientifique « Elsevier ». Un exemple concret de notre participation à l’amélioration des connaissances environnementales sur la zone du projet.

Enfin, vous découvrirez dans cette lettre un retour sur l’exercice de sécurité maritime qui s’est tenu début juin sur le mât de mesures installé au large de Fécamp. Cet exercice, auquel les stations SNSM de Ouistreham Riva-Bella et Courseulles-sur-Mer ont participé, est une illustration de la collaboration que nous entendons mener sur le long terme avec les acteurs de la sécurité maritime.

Je tiens enfin à profiter de cet édito pour saluer le très fort soutien dont le projet fait l’objet de la part des élus et organismes locaux. La publication à l’automne dernier d’un manifeste regroupant 17 élus et représentants du monde économique normand démontre encore une fois la qualité du travail de concertation mené depuis plusieurs années et la très forte attente suscitée par le projet.

Bonne lecture,

Bernard GUITTON

Directeur du projet éolien en mer du Calvados


Industrie 

L’éolien en mer : une dynamique qui prend son envol aux niveaux régional et national

La première pierre de la future usine de fabrication de pales d’éoliennes de LM Wind Power / General Electric a été posée le 23 mars dernier sur le port de Cherbourg. Dans le même temps, l’usine General Electric de Saint-Nazaire exporte déjà ses génératrices et nacelles à l'international! 

Cherbourg : la concrétisation d'un engagement

La nouvelle usine de 27 500 m², dont la première pierre a été posée le 23 mars dernier à Cherbourg, produira à partir de 2018 les plus grandes pales d’éoliennes au monde. Elle permettra la création de près de 550 emplois sur le port normand. L’implantation de l’usine LM Wind Power / General Electric sur le port de Cherbourg est un élément clé du plan industriel lié à la création des parcs éoliens en mer de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire. Cette réalisation concrétise la naissance d’une filière industrielle normande des Energies Marines Renouvelables.

Au-delà du carnet de commandes que représentent les trois projets français dont General Electric est partenaire, l’usine de Cherbourg souhaite tirer parti de sa position géographique stratégique afin de fournir les nombreux projets éoliens en mer actuellement en développement au Royaume-Uni et en Europe du Nord.

Chiffres clés de l'usine de Cherbourg 

Surface totale de l’usine : 27 500 m²

Nombre d’emplois directs créés : 550
Mise en service : 2018

Saint-Nazaire : Une production déjà tournée vers l’export

Inaugurée en décembre 2014, l’usine General Electric de Saint-Nazaire est dédiée à la fabrication des génératrices et des nacelles des éoliennes Haliade 150. Dans l’attente du début des travaux des 3 parcs éoliens en mer français, qui rempliront plusieurs années du carnet de commandes de l’usine, le site nazairien a déjà remporté plusieurs contrats clés à l’export. Après avoir fourni en 2016 les éoliennes du projet de Block Island, premier parc éolien en mer installé aux Etats-Unis, l’usine de Saint-Nazaire vient d’entamer la production des 66 éoliennes qui seront installées sur le parc éolien en mer de Merkur en Allemagne.


Environnement

Le projet contribue à l’amélioration de la connaissance environnementale de la baie de Seine

Depuis plusieurs années, l’équipe en charge du projet s’est attachée à travailler avec l’Université de Caen Normandie et les associations environnementales locales afin d’accompagner les chercheurs et faire progresser la connaissance environnementale en mer.

Une thèse sur les « réseaux trophiques » réalisée par l’Université de Caen et un premier article publié dans la revue scientifique « Elsevier »

Depuis 2014, le projet éolien en mer du Calvados soutient avec la Région Normandie une thèse sur les « réseaux trophiques » au sein du parc éolien, portée par l’Université de Caen Normandie. « Un réseau trophique est un ensemble de chaînes alimentaires constitué de végétaux et d’animaux et de leurs interactions entre eux, le lien proies-prédateurs. » précise Aurore Raoux, chercheuse à l’Université de Caen Normandie. « Aucune étude de sensibilité de ce type n’a été réalisée à ce jour sur la baie de Seine. Les deux objectifs principaux de ma thèse sont de comprendre le réseau trophique de la zone où se situera le parc éolien au large de Courseulles-sur-Mer et d’en analyser la sensibilité durant sa construction et son exploitation ». Labellisée il y a quelques mois par France Energies Marines, cette thèse a fait l’objet d’une première publication dans la revue scientifique « Elsevier ».

Avifaune : Une campagne de suivi télémétrique des mouettes tridactyles a été menée avec des acteurs reconnus de l’environnement 

Le parc éolien en mer du Calvados a participé avec l’Agence des Aires Marines Protégées et plusieurs acteurs environnementaux à un programme visant à équiper des mouettes tridactyles de balises GPS miniaturisées sur plusieurs colonies afin d’étudier leurs déplacements (zones d’alimentation, de repos…). Ce suivi est inédit tant pour la technique choisie (GPS miniaturisé) que pour les informations très riches qu’il a apportées.  Fabrice Gallien et Gilles Le Guillou, membres du Groupe Ornithologique Normand ayant organisé la campagne, témoignent : « En tant que gestionnaires de plusieurs sites et réserves ornithologiques sur le littoral normand, nous étions conscients du manque de connaissances des zones d’alimentation de cette espèce et avons initiés ce suivi. Nous nous sommes occupés du développement de la méthode de capture des oiseaux et de l’installation de balises miniatures (des appareils de 7 grammes !) pour ne pas gêner les oiseaux et mettre au point une méthode de capture adaptée aux mouettes qui nichent à flanc de falaises. L’analyse des données a été confiée au CEFE, notre partenaire scientifique.» 

Les résultats de cette campagne ont fait l’objet d’une publication scientifique dans la revue Marine Biology.

Etude du vent

La campagne de mesure du vent, qui s’est étalée sur 2 années, s’est achevée en fin d’année 2016 avec le retrait de la bouée Lidar Flottant

Cette campagne a été réalisée au moyen d’un dispositif novateur appelé Lidar Flottant. Installé sur une bouée ancrée sur la zone d’implantation du projet, un appareil LiDAR, capable de mesurer de manière précise la vitesse et la direction des vents jusqu’à une altitude de 200 mètres, a permis de se substituer aux dispositifs « classiques » de mesure du vent (anémomètres et girouettes). Ces dispositifs classiques nécessitent l’installation d’un mât de mesures en mer, plus coûteux et complexe à mettre en place.

L’objectif de cette campagne de mesures achevée avec succès était d’affiner la connaissance de la ressource en vent sur la zone d’implantation du parc éolien.


Exercice Albatrex

La sécurité maritime au cœur de notre projet

Les équipes du projet éolien en mer du Calvados ont participé le jeudi 1er juin dernier à l’exercice de sauvetage ALBATREX 2017 qui s’est déroulé sur le mât de mesures du futur parc éolien en mer de Fécamp installé à 13 kilomètres de la côte. Il s’agit du premier exercice de sauvetage lié à l’éolien en mer en France.

Une parfaite collaboration des acteurs

Le scénario avait été minutieusement préparé à l’avance : l’évacuation par voies aérienne et maritime de naufragés blessés s’étant abrités sur le mât de mesures du futur parc éolien en mer de Fécamp. L’opération, préparée conjointement par les équipes des projets éoliens en mer de Fécamp et du Calvados et les acteurs de la sécurité maritime, a mobilisé les moyens nautiques, aériens et humains des différentes administrations concernées afin de tester les procédures et définir les spécificités de ces opérations complexes.

Une mobilisation importante

Après un premier briefing à terre sur le port de Fécamp, l’ensemble des équipes mobilisées par l’exercice a pris la mer en direction du mât de mesures afin de débuter l’exercice.

De nombreux moyens et intervenants ont été impliqués : le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) Gris Nez, le SAMU de Coordination Médicale Maritime (SCMM) du Havre, le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) de Seine Maritime, les navires des stations SNSM la vedette «Yser» de la Gendarmerie Maritime, le catamaran de transport de personnel «VDC Lynx» et l’hélicoptère de la Sécurité Civile «Dragon 76» !

Des représentants des stations SNSM de Fécamp, Saint-Valéry-en-Caux, Le Havre, Ouistreham Riva-Bella, Courseulles-sur-Mer, Le Croisic et Pornichet étaient également présents, ainsi que le délégué de la SNSM pour le département du Calvados.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes ont participé à cet exercice !

L’ensemble des équipes projet des parcs éoliens en mer de Fécamp et du Calvados remercient et félicitent tous les participants à cet exercice réussi qui marque un moment fort de la collaboration avec ces différents acteurs du monde maritime. 

Retour sur

1er avril 2017 - Rencontres Franco-Nordiques 2017

Nous étions le 1er avril dernier aux rencontres Franco-Nordiques organisées à Caen par Sciences-Po Rennes.

Ces rencontres ont pour but de réunir lors d’un week-end des personnes venues de France et des pays d’Europe du Nord pour partager et échanger autour d’un thème lié à l’environnement.

Nous y avons présenté le projet éolien en mer du Calvados et avons participé aux échanges avec les enseignants, les chercheurs et le public.

31 mai 2017 - Master class à l’ESIX Normandie

Pour la cinquième année consécutive, nous avons participé au jury professionnel sur cet événement organisé par la Technopole de Cherbourg.

Quatre groupes d’élèves d’ingénieurs en deuxième année à l’ESIX Normandie ont réalisé des exposés sur les énergies marines renouvelables. Dans le public, des lycéens de 1ère et terminale du Cotentin ainsi que des étudiants de DUT 1ère année ont pu prendre part à plus de deux heures de présentation et d’échanges. Une belle opportunité pour les étudiants de s’informer sur des sujets comme l’emploi, la formation, la sécurité ou encore les technologies qui seront prochainement adoptées en mer. L’événement fut un succès, environ 120 personnes ont assisté aux présentations.

Lettre éditée par la société Eoliennes Offshore du Calvados

Retrouvez l'actualité du projet sur le site parc-eolien-en-mer-du-calvados.fr