La base de maintenance du Parc éolien en mer du Calvados, installée au bout de la jetée Paul Émile Victor à Ouistreham, est bien plus qu’un site technique. C’est un lieu vivant d’échanges, de découverte et de sensibilisation. Depuis son inauguration en 2023, elle accueille régulièrement du grand public, des associations, ainsi que de nombreux scolaires venant comprendre comment se construit et fonctionne un parc éolien en mer, mais aussi comment les enjeux environnementaux sont pris en compte et comment un tel projet s’intègre dans un contexte de politique énergétique national.
Au fil des visites, les questions fusent. Parfois drôles mais souvent pertinentes, nous avons recueilli quelques-unes des interrogations des collégiens de Ouistreham… et les réponses de notre équipe.
1) « Pourquoi met-on du rouge seulement au bout des pales ? »
Noah, 12 ans, élève de 5e
« Les extrémités rouges servent au balisage aérien. Elles permettent aux avions ou hélicoptères qui survolent la zone de repérer facilement les pales des éoliennes.
Le balisage d’une éolienne en mer est soumis à la réglementation française qui impose des marquages précis, tant sur le mât que sur les pales. »
2) « Quelle est la taille d’une éolienne ? »
Jade, 11 ans, élève de 6e
« Une éolienne du Parc du Calvados culminera à environ 180 mètres lorsque l’une de ses pales sera parfaitement verticale. Pour donner un ordre d’idée, c’est un peu plus haut que la flèche de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, qui s’élève à 157 mètres. »
3) « Pourquoi y a-t-il trois pales et pas quatre ? »
Adèle, 12 ans, élève de 5e
« Trois pales, c’est le meilleur compromis entre poids et rendement. Moins de frottements, une répartition harmonieuse des forces du vent et une production optimale d’électricité. Une éolienne à deux pales serait trop instable, tandis qu’une à quatre pales serait plus lourde et moins performante. »
4) « Y a-t-il des requins dans la zone du parc ? »
Tom, 13 ans, élève de 4e
« Oui, quelques espèces peuvent passer à proximité des éoliennes ! Parmi elles, le requin bleu et le requin pèlerin, des espèces migratrices inoffensives pour l’homme, et les roussettes, petits requins des fonds de la mer, très courants le long des côtes normandes. Leur présence montre que le milieu marin reste riche et vivant autour des structures du parc. »
5) « Y a-t-il vraiment des observateurs sur les bateaux ? »
Lola, 11 ans, élève de 6e
« Absolument ! Des observateurs spécialisés embarquent lors de certaines opérations en mer. Leur rôle est d’identifier et de suivre les mammifères marins (comme les dauphins ou phoques) afin d’éviter de les déranger et donc de s’assurer que les activités de construction respectent la faune locale. »
