Cela fait maintenant deux ans que le Parc éolien a installé deux tables numériques interactives à l’Office de Tourisme de Courseulles-sur-Mer ainsi qu’à la base nautique de Ouistreham.
Ces outils sont bien plus que de simples écrans d’informations. Ils ont été pensés pour offrir aux habitants et aux touristes une véritable plongée au cœur du parc : comprendre le fonctionnement des éoliennes, suivre les étapes du chantier et découvrir les divers engagements du parc pour l’environnement et le territoire.
Après deux saisons de partage avec le public, et un beau succès avec 900 sessions enregistrées à l’été 2025, quels sont les retours du terrain ?
Nous sommes allés à la rencontre de Pierre Lequesne, responsable de l’Office de Tourisme pour faire le point.

- Avec le recul, comment cet outil s’est-il intégré à l’offre informationnelle de l’office ?
La table numérique fait désormais partie intégrante de notre espace d’accueil.
Elle ne remplace en rien le conseil humain, elle le prolonge et le complète en offrant une autonomie d’information aux visiteurs. Après deux ans, elle sert de support permanent permettant d’illustrer nos propos. C’est un outil de médiation efficace pour structurer les réponses posées par le visiteur à l’accueil de l’Office.
- Avez-vous remarqué un changement dans les questions des visiteurs ? La table les aide-t-elle à mieux comprendre ce qu’ils voient à l’horizon ?
Nous observons effectivement une évolution : les interrogations sont passées du stade de projet à celui de la réalité visuelle. Les fondations étant désormais visibles, les visiteurs cherchent à identifier précisément ce qu’ils observent. La table remplit son rôle de « décryptage » du paysage.
- La table est-elle devenue un support privilégié pour apporter des réponses précises et fiables ?
Tout à fait. L’éolien en mer reste un sujet complexe qui nécessite des données vérifiées. La table nous permet de diriger le public vers des sources d’information sûres et validées par les experts du projet, gage de sérieux.
- Les visiteurs sont-ils sensibles à la dimension historique présentée dans les contenus ?
C’est un aspect qui résonne particulièrement sur notre territoire. Le choix de nommer les éoliennes d’après les navires de l’Opération Neptune est perçu comme une marque de respect pour l’histoire locale.
Cela apporte selon nous une profondeur symbolique au projet.
- Quelles sont les fonctionnalités qui intéressent le plus le public ?
Les contenus liés à l’actualité du chantier restent les plus consultés : le public apprécie également de voir l’envers du décor via les photos et vidéos des opérations en mer.
Les modules interactifs sur les dimensions des machines suscitent également beaucoup d’intérêt.