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5 points clés pour comprendre le Parc éolien en mer du Calvados

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Alors que la construction bat son plein et en prévision de la future mise en service, sur le terrain, les discussions se poursuivent afin de continuer à répondre aux différentes questions et de transmettre toutes les informations utiles.

Nous reprenons ici les cinq thématiques majeures qui reviennent le plus souvent dans nos échanges avec le territoire.

 

 

Quelle est la durée de vie du parc ?

La durée de vie opérationnelle du Parc éolien en mer du Calvados est limitée à 25 ans pour des raisons administratives, en l’espèce la durée de son titre d’occupation domaniale. À l’issue de cette période d’exploitation, les installations feront l’objet d’un démantèlement complet.

« Le plan de démantèlement du Parc éolien en mer du Calvados, conformément au cahier des charges de l’appel d’offres de l’État, prévoit une remise en état du site comparable à l’état initial », précise Hervé Monin, chef de projet du Parc éolien en mer du Calvados.

Afin de garantir la faisabilité technique et financière de cette étape, le montant des investissements requis pour le démantèlement et la remise en état est d’ores et déjà provisionné par le maître d’ouvrage, en stricte conformité avec ses obligations réglementaires.

La pêche professionnelle sera autorisée, sous certaines conditions

La poursuite des activités maritimes a été intégrée dès les premières phases du projet, en concertation avec les représentants de la pêche professionnelle locale.

Si la phase de chantier impose des restrictions temporaires d’accès et de navigation, pour des raisons de sécurité maritime, une première mondiale a toutefois été rendue possible sur ce parc éolien en mer en chantier : la pêche reste autorisée dans les zones inactives du chantier pour les arts dormants (fileyeurs, caseyeurs). Une fois le parc en exploitation, la navigation y sera de nouveau possible selon les modalités fixées par un arrêté de la préfecture maritime de la Manche, afin de permettre la cohabitation des usages.

« La concertation avec les pêcheurs a permis d’adapter l’architecture du projet pour que la pratique de la pêche reste possible une fois le parc en exploitation », explique Hervé Monin.

À titre d’exemple, les éoliennes ont été implantées dans le sens des courants marins dominants, pour faciliter le passage et les manœuvres des navires.

 

Des études environnementales ont été menées pour limiter l’impact sur la biodiversité

Des études environnementales menées sur de nombreuses années ont permis de concevoir un projet adapté aux enjeux environnementaux de la zone d’implantation. Aujourd’hui, en phase chantier, l’engagement se poursuit avec des nombreux programmes de suivi : oiseaux, mammifères marins, poissons, …

Dans le Calvados, ce suivi environnemental se prolongera avec des programmes scientifiques tout au long de la phase d’exploitation, mesurant précisément les possibles effets sur le milieu afin d’ajuster les mesures de protection.

 

Le projet a pris en compte le territoire et sa mémoire

Le développement du projet s’inscrit dans un dialogue continu avec les acteurs locaux et intègre les spécificités historiques de la côte normande et en particulier la mémoire du Débarquement de juin 1944.

« Le projet repose sur un dialogue ouvert et permanent avec le territoire, qui se poursuit pendant aujourd’hui en phase chantier et perdurera en phase d’exploitation », rappelle Hervé Monin.

Pour traiter l’enjeu mémoriel, un groupe de travail associant notamment l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) a été constitué. Cette démarche a conduit à la dénomination des 64 éoliennes du parc qui porteront chacune le nom d’un navire de guerre ayant participé à la Bataille de Normandie et au Débarquement de 1944.

Le parc a de réelles retombées économiques sur le territoire

D’une puissance installée de 450 MW, le Parc éolien en mer du Calvados produira annuellement l’équivalent de la consommation électrique de 90 % des habitants du département du Calvados. Il participera ainsi aux objectifs nationaux de diversification du mix énergétique ainsi qu’à sa souveraineté.

Sur le plan économique, le projet génère une activité locale significative :

  • En phase de construction : plus de 1 000 emplois sont mobilisés en Normandie, incluant un dispositif d’insertion professionnelle représentant 5 % des heures totales travaillées.
  • En phase d’exploitation : la base de maintenance implantée à Ouistreham pérennisera environ une centaine d’emplois directs sur le long terme pour assurer l’exploitation et la maintenance des installations en mer.